Les Requins : les Seigneurs des Océans

  

Leur biologie

 

Anatomie générale d’un requin

Les requins, apparus il y a environ 350 millions d’années, n’ont pratiquement pas changé ces 70 derniers millions d’années. Ils descendent certainement des Placodermes, groupe de poissons primitifs dotés de mâchoires. Ces Placodermes ont expérimentés plusieurs types de mâchoires et diverses formes de nageoires. Les ancêtres des requins présentaient déjà la même allure et avaient déjà adopté une existence de prédateur, tout à fait comparable à celle des espèces actuelles.

 

Forme et Locomotion

La Peau

Les Nageoires

Les Dents

Les Branchies

Les Mâchoires

Les Muscles

La Digestion

La Reproduction

 

Systématique des 2 espèces de requins
que j'ai pu étudier

 

Règne                            :      Animal
Embranchement             :      Vertébrés
Sous Embranchement     :     Gnathostomes
Classe                            :     Chondrichthyens (ou Elasmobranches)
Sous Classe                    :     Sélaciens
Super Ordre                   :     Eusélaciens
Ordre                             :     Pleurotrémates
 Sous Ordre                    :     Squaliformes
 Famille                           :     Squalidés
Genre                             :     Centrophorus
Espèces étudiées             :     granulosus et  uyato

 

Le Centrophorus est un requin appartenant à la grande famille des Squalidés, petits squales caractérisés par la possession d'une épine en avant de chacune des deux nageoires dorsales et la perte de la nageoire anale. Presque tous les représentants de cette famille, en dehors de l'Aiguillat (Squalus acanthias) dont l'aire de répartition ne descend pas au dessous de 150 mètres, fréquentent des fonds plus ou moins accentués.

 

 

 

La famille des Squalidés

Cette famille comprend les principaux genres et espèces suivantes :

- Centroscymnus coelolepis et C. crepidater atlantiques et parfois méditerranéens,
- Dalatias licha, ubiquiste,
- Deania calceus de l'Atlantique,
- Etmopterus dont E. spinax d'habitat bathypélagique,
- Squalus dont acanthias, et blainvillei plus profond,
- Centrophorus, ubiquiste avec une dizaine d'espèces dont les plus connues sont C. granulosus et C. uyato.

Les huiles de foie de ces espèces ont été analysées du point de vue de leur teneur en squalène.

Les résultats sont donnés dans le tableau ci-dessous :

 

Tableau comparatif de la teneur en squalène chez différents requins

Espèce
Teneur en Squalène (en %)
Centrophorus uyato
85.0  %
Centrophorus squamosus
70.0  %
Deania calceus
51.5  %
Centroscymnus crepidater
49.0  %
Dalatias licha
46.5  %
Centroscymnus coelolepis
36.2  %

Parmi toutes ces espèces, seules Centrophorus uyato et Dalatias licha ont été régulièrement pêchées en Méditerranée. Les autres espèces sont abondantes dans les pêches profondes des chalutiers bretons.

Remarque : Les discussions taxinomiques entre les divers spécialistes n'ont encore pu établir la véritable identité du Centrophorus de Méditerranée.

Comme il n'entre pas dans le cadre de ce rapport d'effectuer une réflexion du genre, nous appellerons l'espèce pêchée en Méditerranée Centrophorus uyato, en précisant bien que cette appellation ne correspond pas à une espèce scientifiquement définie et reconnue par tous les auteurs, certains la considérant comme un « nomen nudum » (cf. MUNOZ-CHAPULI).
 

Originalité de l’espèce

Parmi les 350 espèces de requins qui existent dans les océans, et dans tous les biotopes, on peut considérer grossièrement, du point de vue qui nous intéresse deux grands groupes : les requins de surface et les requins de fond. Parmi le dernier groupe, il faudra distinguer les requins vivant sur le fond à faible profondeur et les requins ayant opté pour une vie bathyale sinon abyssale.

En dehors de considérations morphologiques, il est une caractéristique très remarquable dans la constitution chimique des huiles de leur foie :  

- Seuls les groupes ayant optés pour la vie dans les grandes profondeurs (Roussette, Requin chagrin, ...) ont développé une constitution chimique particulière, riche en un hydrocarbure polyinsaturé, le Squalène, qui se trouve être un précurseur du cholestérol, lui-même très peu abondant chez ces requins. Ils sont également pauvres en vitamine a et ne présentent pas à peu de substances saponifiables.

- Par contre, les groupes de surface (Requin bleu, Requin pèlerin et Requin océanique) ne présentent qu'une quantité négligeable de squalène contre une proportion élevée de cholestérol. Contrairement aux requins de profondeur, ils sont riches en vitamine a et présentent des acides gras et triglycérides (saponifiables).

- Comme on peut s’y attendre, les requins ayant un mode de vie intermédiaire (Requin blanc, Mako, Requin marteau et autres) auront des propriétés également intermédiaires.

Cette constitution chimique de l'huile, est surtout évidente dans le cas de la famille des Squalidés dont la plupart des représentants appartient à la faune profonde. On peut incidemment faire remarquer que certaines espèces n'appartenant pas à cette famille ont un taux de squalène moyen, qui pourrait hypothétiquement être lié à un habitat temporaire en profondeur (Carcharodon carcharias, Cetorhinus maximus) alors que d'autres espèces inféodées à ces grands fonds ne présentent pas de charge squalénique appréciable (Hexanchus griseus). Il est donc difficile d'expliquer cette charge squalénique chez les Squalidés uniquement par leur habitat profond. D'autres facteurs pour l'instant inconnus pourraient entrer en ligne de compte, par exemple le choix de la nourriture.

 

Cliquez ci dessous pour :

- en savoir plus sur les Attaques de requins dans le monde

- Revenir au Menu Général