Forme du corps et locomotion

 

Pour mener une vie active de prédateur dans un milieu 800 fois plus dense que l’air, le requin a besoin d’un moyen de locomotion efficace.

La forme du requin est liée à son mode de vie. Son corps, doté de grandes nageoires pectorales, se termine par une nageoire caudale dont le lobe supérieur est plus long que l’inférieur et dont l’axe (pédoncule) est relativement épais. Le museau de l’animal est allongé et la partie antérieure du corps est déprimée de façon à réduire la traînée hydrodynamique lors de virages brusques. Cela permet un mouvement latéral pendant la nage normale. Les parties médianes surélevées accroissent la traînée et, lorsque le requin modifie sa direction, elles agissent comme un pivot.

Les différentes parties du corps d'un requin ont une forme variable selon le point de section. En avant (1), il est subcirculaire et légèrement aplati dorso-ventralement, ce qui accroît la flottabilité pendant la nage. La partie centrale (2) est comprimée latéralement, pour contrebalancer pluys efficacement la dérive horizontale; et la partie caudale (3) a, au contraire, une forme plus hydrodynamique, adaptée à l'amplitude des mouvements qu'elle accomplie.

Le requin nage d’un mouvement légèrement sinueux, assez comparable à celui d’une anguille, car ses muscles créent des ondes transversales. Comme l’amplitude de ces ondes est maximale dans la région caudale, celle-ci est comprimée de manière à réduire la traînée, et une poussée hydrostatique est fournie à la queue. Généralement le requin contrôle sa position dans l’eau en équilibrant les forces opposées engendrées par son déplacement. Si le lobe caudal, plus long, pousse l’animal vers le bas, cet effet est neutralisé par une force dirigée vers le haut et créée par les nageoires pelviennes et des zones aplaties de la région de la tête.

Il est capital, pour un animal qui veut maintenir sa position dans l’eau, de contrôler la flottabilité en dépensant un minimum d’énergie. Alors que les poissons osseux disposent d’une vessie natatoire, les requins ont résolu le problème par l’acquisition d’un foie de grande taille riche en huile et par la réduction de leurs tissus. Au fil des millénaires, une modification des plus importantes aura été le remplacement de la charpente osseuse par un squelette cartilagineux, plus léger et plus élastique.

 

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