Les branchies

 

Les branchies des requins consistent en une série d’arcs cartilagineux à partir desquels se déploient deux rangées alternées de lames branchiales portant elles-mêmes de minces lamelles secondaires qui leurs sont perpendiculaires. Le sang traverse ces lamelles dans une direction opposée à celle de l’écoulement de l’eau en un contre-courant qui rend plus efficaces l’extraction de l’oxygène et le rejet de dioxyde de carbone.

Chez les requins qui nagent activement, tels le grand requin blanc et le requin océanique, un courant d'eau, créé par le mouvement, traverse en permanence les branchies et fournit l'oxygène. C'est pour cette raison que les nombreuses espèces actives sont condamnées à l'asphixie quand elles sont prises au piège dans des filets. Par contre, les espèces necto-benthiques ou celles qui se tiennent pendant longtemps immobiles sur le fond (comme les requins-nourrice) respirent en contrôlant l'ouverture et la fermeture de leur bouche et leurs fentes branchiales. L'eau ainsi pompée traverse alors les branchies.

Les branchies s’ouvrent par cinq fentes branchiales (parfois six ou sept chez les espèces les plus primitives) vers l’extérieur. L’eau pénètre généralement par la bouche, passe à travers les branchies puis est évacuée par les fentes branchiales. Certaines espèces pompent même l’eau en contractant de façon rythmée les muscles qui ouvrent et referment les valves disposées à l’entrée et à la sortie du système branchial. Il s’agit souvent de formes peu actives vivant sur le fond, tels les Roussettes et les requins tapis. D’autres espèces appliquent le principe du statoréacteur, utilisant le mouvement de déplacement pour envoyer vers l’arrière l’eau qui sera filtrée par les branchies. Ainsi les requins taupes, dont l’oxygénation ne s’effectue que de cette manière, sont obligés, pour respirer, de nager sans relâche.

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